C’est le temps des conclusions, elles seront peut-être un peu longues, je m’en excuse par avance, mais vous trouverez bien un moment, une matinée de votre stage ou deux heures de cours dans un amphi de finance des marchés émergents pour vous y plonger...
Dans quelques jours, ce sera le retour à Paris, l’atterrissage à Charles de Gaulle, qui marquera, la fin de mon escapade aux antipodes. Demain, je quitterai Auckland, et la Nouvelle-Zélande, où j’aurais passé quelques 275 jours en incluant mes frasques polynésiennes et australiennes. Je m’arrêterai trois jours à Hong-Kong, autant profiter du vol retour pour mettre les pieds sur un troisième continent, mais ça ne sera qu’un bref recul de l’échéance du retour à la réalité et aux grèves du moment… Et puis après tout, j’ai quand même bien envie de revenir en France, c’est quand on en est loin qu’on se rend compte à quel point on l’aime !!! « Bien sûr que l’on reste, c’est une évidence… Au bout du monde, au bout du compte, on reste un bout de la France. » comme disent les Louise Attaque, dans leur dernier album…
Voilà neuf mois loin de ce pays (je ne pourrais faire plus loin qu’en devenant spécialiste des pingouins de l’Antarctique ou spationaute), neuf mois qui auront incontestablement changé ma vision de la vie.
Reprenons depuis le début. Janvier 2005, je démissionne d’un stage au bout d’une journée, stage pour lequel je m’étais engagé un an, et qui me bouchait pas mal d’opportunités pour ma troisième année, la plupart des spécialisations commençant en septembre. Le choix de majeures redevient complètement ouvert. Alors il y a des questions, outre ce début d’année calamiteux en matière « professionnelle », il y a eu un Jour de l’An pour le moins marquant. Je m’apprête également à vivre la quinzaine entière de Roland Garros de l’intérieur, le plus beau tournoi de tennis au monde, que faire de mieux après ça ???. Et puis une présentation de la majeure PIM va changer pas mal de choses. Et pourquoi pas partir en Océanie, ne pas revenir sur le campus de Jouy pour une troisième année en marketing, faire une pause dans mon quotidien français. Et puis toujours ce besoin de dépasser mon caractère casanier, c’est mon p’tit côté Marius de Pagnol. Après Paris, ce sera l’Océanie (oui, je vous l’accorde, j’aurais pu procéder par étapes avant d’arriver à l’autre bout de notre bonne vieille planète).
La Nouvelle-Zélande était mon choix numéro deux, j’avais demandé Melbourne en priorité, j’aurais été un bien bel enfoiré d’enchaîner sur un deuxième tournoi du Grand Chelem… Je l’ai laissé à Amélie Mauresmo !!! Avec le recul, et après quelques trois semaines passées chez les Wallabies, une chose est sûre : aucun regret d’avoir été sélectionné à Dunedin. L’Australie est un pays où l’on va en vacances, la Nouvelle-Zélande un pays où l’on vit. L’Australie, en tout cas ce que j’en ai vu, c’est la Californie (en tout cas, l’image que j’ai de la Californie). La Nouvelle-Zélande, c’est autre chose, et paradoxalement, après ces six mois à Dunedin et ces trois mois à Wellington, il m’est bien difficile de définir l’identité néo-zélandaise.
La Nouvelle-Zélande, c’est tout d’abord un très beau pays, une bande de terre jamais plus large que 200 kilomètres, et longue de 1 600. Et malgré cela, la diversité des paysages y est étonnante, fascinante. Point d’orgue de mes ballades, la randonnée Tongariro crossing me restera gravée à vie. Mais il y eut aussi les randonnées avec le Tramping Club dans le Central Otago, les paysages de Queenstown, Glenorchy et Wanaka, et l’isolement de Steward Island (Maori beach un 20 août, quel symbole…). Car l’isolement, c’est peut-être la première caractéristique de la Nouvelle-Zélande, y vivre, c’est mettre une grande claque à son angle de vue d’européen, borné à l’échelle de cette presqu’île de l’Asie. A côté, le Pacifique est une immensité, l’Australie est à un peu de plus de 2 500 kilomètres, la Polynésie à environ 4 500. Et vivre neuf mois à une autre échelle, ça fait bizarre. L’éloignement, c’est donc peut-être le premier fondement de l’identité kiwie. Quand on est loin de tout, perdu au milieu d’un océan, se définir est quelque chose d’important, le nombre de fois où j’ai entendu « New Zealand » à la télévision ou dans les conversations le prouve. Pour l’avoir expérimenté, mettre un t-shirt australien en Nouvelle-Zélande, c’est quatre ou cinq remarques en trente minutes. Je vous l’avoue ça a enraciné un peu plus en moi (s’il le fallait encore) cette peur des nationalismes…
Et bien souvent, les remarques sont à base de rugby. Car le rugby, et plus largement le sport, sont une deuxième composante de l’identité néo-zélandaise. Ce n’est pas étonnant. La Nouvelle-Zélande est avant tout une colonie de peuplement britannique, et la Grande Bretagne est une nation sportive. Et le sport est aussi un fantastique moyen de démontrer à la métropole que les colonies ont de la valeur, encore aujourd’hui. Il fallait voir la fierté des kiwis à donner trois leçons successives aux Lions de sa majesté, il fallait voir le drame national qu’a été la défaite de l’Australie face à l’Angleterre aux Ashes (c’est du cricket pour ceux à qui ça ne dit rien). Alors oui, les All Blacks, ce n’est pas un cliché, c’est une part de l’identité néo-zélandaise.
Mais je dirais que ce qui caractérise le plus la Nouvelle-Zélande, ce sont ses paradoxes et ses difficultés à les assumer, ce qui au final ne me paraît pas étonnant pour une nation de colons vieille de seulement un siècle et demi. Aoteroa (nom maori de la Nouvelle-Zélande), c’est l’image bien marketée à l’extérieur d’une nation biculturelle : les Maoris, le traité de Waitangi… Mais dans les faits, les Maoris sont une minorité (environ 15% de la population) et parler d’égalité avec les Pakéhas (les blancs, en Maori) est un peu éxagéré. Ils vivent majoritairement à Auckland, bien souvent dans les banlieues (comme les immigrés asiatiques et les autres polynésiens). Le gouvernement fait ce qu’il peut, il a opté pour la discrimination positive. Notre cher futur président devrait en prendre bonne note, la discrimination positive est aussi une discrimination négative à l’égard de ceux qui n’en profitent pas, c’est une LaPalissade. Il suffit de parler un peu avec les Pakéhas pour se rendre compte que les quotas et les subventions ne leur donnent pas vraiment envie d’intégrer les Maoris. Vaste débat, car les ancêtres des Pakéhas ont bien souvent confisqué les terres des Maoris. Mais le fait est là, les Pakéhas aiment surtout les Maoris lorsqu’ils s’appellent Tana Umaga (« Elle aime Noah quand il gagne des tournois » comme disait Zebda…), et la discrimination positive ne les pousse pas à les apprécier davantage.
Continuons la liste des paradoxes. La Nouvelle-Zélande s’affiche comme un pays à l’avant garde de la protection de l’environnement. Il faut voir les interrogatoires des douanes pour un bout de fromage ramené de l’extérieur. Il faut voir l’image des français après l’affaire du Rainbow Warrior et les essais nucléaires. Alors certes, la Nouvelle-Zélande n’a pas de centrales nucléaires, et s’offusque de la chasse aux baleines pratiquée par les Japonais en Antarctique. Mais reste que sur place, les Néo-zélandais sont des fans de grosses voitures, de gros moteurs (j’irais même jusqu’à les classer à la pointe du jackisme, la palme d’or allant sans contestation possible à ceux qui ont opté pour la valve qui vide le turbo, émettant un magnifique « psssccchhh » à chaque changement de rapport). La consommation d’essence ??? Pas un problème vu les prix à la pompe : l’augmentation des cours du pétrole a fait grimper l’essence à … 90 centimes d’euros !!! Les jeunes sont sûrement ceux qui correspondent le moins à cette image vendue à l’extérieur. Cette jeunesse se cherche, entre son insularité néo-zélandaise et le matraquage « culturel » que vomissent les programmes télé venus tout droit de chez l’oncle Sam. Voir des canapés brûler en plein milieu de Castle Street à Dunedin un samedi soir en est une preuve. Alors forcément une centrale nucléaire pollue sûrement plus que trois jeunes qui s’amusent, mais en mettant bout à bout tous ces petits détails, on remet bien des choses en question. Prenez mon retour d’Australie. A chaque fois qu’une personne entre sur le territoire néo-zélandais, elle doit remplir un questionnaire et donner l’assurance qu’elle n’est pas susceptible de faire entrer des éléments à risques en terre « kiwie ». Cela part d’un bon sentiment, la Nouvelle-Zélande ne connaît qu’un quart des maladies existant sur Terre. Mais alors pourquoi ai-je pu passer sans problème la douane avec aux pieds des chaussures de rando pleines de terre, qui avaient pataugé dans la rainforest du Queensland ??? Bon, je dois l’avouer, j’ai une certaine rancœur envers les douaniers. Passer une heure avec eux, parce qu’ils voyaient en moi un passeur de cocaïne, en raison de ma tête de jeune, ça m’est un peu resté en travers de la gorge. Alors même la Nouvelle-Zélande autorise la vente d’extasie et tolère la consommation de Marie-Jeanne !!!
Voilà ce que je retiendrais de la Nouvelle-Zélande, c’est un pays toujours à la recherche de son identité. Au-delà de ça, je le redis, c’est un pays magnifique. Les décors de Peter Jackson dans sa trilogie du Seigneur des Anneaux existent vraiment… Et j’y reviendrais, car il y a tant de trésors que je n’ai pas vus : les fjords de Milford Sound, les glaciers de la West Coast, les baleines de Kaikoura, le parc Abel Tasman, les geysers de Rotorua, les plages de Bay of Plenty, Coromandel et Bay of Island… Et puis, les Néo-zélandais, en tout cas l’immense majorité de ceux que j’ai rencontrés, sont des gens très accueillants, très ouverts à la discussion. Après tout, l’Europe est leur rêve de voyage comme l’Océanie l’est pour nous, parce qu’elle est à l’autre bout du monde. Alors forcément lorsqu’ils peuvent discuter avec un européen, bredouiller les trois mots de français qu’ils connaissent et déguster mon délicieux gratin dauphinois !!! Parce qu’il faut le savoir, la Nouvelle-Zélande a ce point commun avec l’ensemble des pays anglo-saxons : la bouffe y est dégueulasse. Je dois l’avouer : retrouver la gastronomie française me fera le plus grand bien !!!
De la Nouvelle-Zélande, je retiendrais aussi deux expériences aussi différentes que géniales de la collocation. Après le 2 rue Erard où je connaissais ceux avec qui j’allais vivre et où j’ai passé neuf mois excellents, j’ai découvert la colloc cosmopolite. Ryio, Stella, Kattie, Chris, et autant de nationalités et d’heures de repas différentes, de façons de vivre et de voir les choses. Sans compter, Geri, Phil et Shiho… Après Willowbank, j’ai découvert la colloc « auberge espagnole » : Yaz, Adam, Pete, Nat, et tous ceux qui ont pu pousser la porte du flat 3 au 21 Marion Street (et pas Jump Street, même si je suis aussi beau gosse que Johnny Depp). Des soirées qui s’improvisent à tout bout de champ, un vaste n’importe quoi, organisé … dans le but justement d’être un n’importe quoi. Que du bonheur dans les deux cas !!!
Et puis, il y eut deux villes, aussi différentes l’une que l’autre. Dunedin, 115 000 habitants dont 30 000 étudiants, autant dire que Dunedin, c’est une ville autour de University of Otago (Te Whare Wananga o Otago, ouais j’me la pète à parler Maori !!!). C’est un campus qui s’appelle une ville, une zone de Nouvelle-Zélande où les étudiants ont tous les droits, car ce sont eux qui font vivre l’économie de la ville. Capitalisme, quand tu nous tiens (par les couilles) !!! Et Wellington, capitale politique de la Nouvelle-Zélande, capitale à taille humaine, sorte de petit Dublin. Tous les avantages d’une grande ville, son ambiance, son atmosphère, ses activités, son fourmillement de gens, ses bars, ses soirées. Et tous les avantages d’une petite ville de 300 000 habitants située dans une baie fort jolie : des plages à 5 minutes du centre-ville, des rues piétonnes, des parcs… Dans les deux cas, il y aura eu les effets du calendrier inversé de l’hémisphère sud. Le froid quasi polaire de Dunedin, où j’ai débarqué en juillet, sans sac de couchage, alors que les kiwis ne connaissent pas le chauffage central… Quand on quitte l’été parisien, qui commence par Roland Garros, selon la formule consacrée de Nelson Monfort, ça fait bizarre !!! Et l’été en janvier, à Wellington, les barbecues, les glaces et la plage, Noël et Jour de l’An en short, la fausse neige des sapins au pied desquels les enfants ouvrent leurs paquets sous un soleil rayonnant…
Après ce tour de revue de tout ce qu’il me restera de la Nouvelle-Zélande, revenons sur les raisons qui m’ont fait quitter la France. La première : rompre avec mon quotidien. Ca a été chose faite, en partie, car au final, où que l’on vive, on recréé un quotidien. Certes recréer un quotidien dans un pays non-occidental doit être bien différent encore, mais la vie en Nouvelle-Zélande est incontestablement différente de celle de la France. Et puis voir que les attaches avec la France sont restées, au final, ça rassure. Voir qu’à 20 000 kilomètres, vous avez continué à penser à moi, ça fait chaud au cœur. Car forcément, tout n’a pas été rose en Nouvelle-Zélande. Il y a eu des moments de blues, des moments où l’on se dit « t’aurais été moins con de rester en France », et puis on relève la tête, souvent parce que l’on reçoit un mail qui fait sourire où que l’on rigole sur MSN !!! Le mois de novembre aura incontestablement été le plus dur. Période d’examens, stress des résultats, recherche infructueuse de stage, accident de moto de Fred qui a dû annuler ses vacances, tout s’est enchaîné, à tel point que mon billet de retour était booké pour le 25 décembre. Car une fois qu’on s’est mis en tête de revoir sa famille pour Noël, et le sourire d’Axel (vous pouvez pas savoir ce que j’ai envie de voir comme il a grandi, maintenant qu’il a 9 ans !!!), on a du mal à sortir la tête de l’eau. Je lui ai déjà dit, et je lui redis parce que c’est lui qui m’a fait sourire à ce moment là (beaucoup plus que le coup de pouce du destin qui m’a fait trouver un stage à la dernière minute, où le charme des australiennes pendant mes vacances de décembre) : merci Nathan !!!
Autre objectif : ne pas faire une troisième année traditionnelle sur le campus. Il m’aura suffit de lire les récits de JP, Albéric, Frédérique et Norbi pour me convaincre de la délicieuse idée que j’ai eue de choisir PIM (d’ailleurs, encore merci à Frédérique d’avoir relu mon dossier de candidature, même si j’ai appris par la suite que son anglais impeccable ne connaissait pas le mot skydiving…). Bon, il faut dire que tous ces énergumènes n’ont pas choisi les majeures les plus simples : hein les financiers !!! Les touristes de MAC et CEMS, Lolo, Capten et Ivan l’Barbare, appuieront mon argumentation. Respect à l’ex-stagiaire démissionnaire de la mission culturelle de Dresde (ce stage fallait le trouver !!!), et aux testeurs de blondes suédoises et tyroliennes…
Dernier objectif (last but not least) : en apprendre un peu sur moi-même. Je ne m’étalerais pas sur le sujet, j’ai déjà assez utilisé la première personne. Mais certaines choses m’apparaissent beaucoup plus claires dorénavant, des « préjugés » que j’avais sur moi-même ont disparu. Et puis, je n’en ai pas le monopole, de votre côté aussi, bien des choses ont changé, j’en veux pour preuve Tintin et Albéric qui vont se marier cet été (mais non, pas ensemble !!!). On vieillit, hein, bande de jeunes, vous allez voir que les premiers bébés vont pas tarder à nous tomber dessus !!! Faites gaffe aux cigognes…
Ah j’allais presque oublier, il y avait aussi un objectif « scolaire » à cet échange : progresser dans la langue de Shakespeare… Je n’aurais pas la prétention de dire que je rentre parfaitement bilingue, mais au moins puis-je me vanter de parler dorénavant un anglais beaucoup moins académique, pas vraiment shakespearien certes, mais parler un anglais de la rue, c’est pas vraiment ce à quoi prépare le système scolaire français. Bref, pour simplifier, ça fait plaiz de se faire comprendre et de coller des « budy » tous les trois mots avec ses collocs !!!
Il y a encore des gens que j’aimerais remercier. Tout d’abord, les plus importants : mes parents. On ne remercie jamais trop ses parents, c’est toujours difficile, et puis généralement on se dit que les remerciements se font naturellement, sans rien dire. Mais bon, comme je leur disais sur ma carte de vœux : ce que j’ai vécu depuis un an, la quinzaine de Roland Garros, le séjour en Nouvelle-Zélande, le lagon de Bora Bora, Melbourne Park, l’Opéra de Sydney et la Grande Barrière de Corail, c’est à eux que je le dois !!! Merci aussi à mes grands-parents, dont les cartes postales ont jalonné ces neuf mois, désolé de vous avoir fait tant angoisser à partir aussi loin !!!
Et puis, comme je ne veux oublier personne, car ils ne m’ont pas oublié !!! Il y a Skwal, Gamin et MB, je mets toute la fratrie dans le même paquet. La prose de Mamour (combien de fois ai-je passé pour un con au milieu d’un cyber-café en explosant de rire à la lecture des mails pas vraiment politiquement corrects de Skwal ???), les vannes sportivo-marseillo-barcelonno-Federeriennes de mon Gamin, la fraîcheur de ma petite MB, même si elle reste quand même une « deuxième année ». Et puis Marie, à qui je souhaite la réussite pour les concours (j’te dis un gros M…) !!!
Il y a eu aussi les Français rencontrés sur ce morceau de terre à l’autre bout du monde : Aurélia, Marieke et François. A la première je dois le plus beau week end que j‘ai passé en Nouvelle-Zélande (et elle me doit son premier saut en parachute…). A la seconde je dois pas mal de bons plans dans les restos et cafés de Dunedin et de Wellington, dommage que mon mémoire de recherche m’ait empêché d’aller lui rendre visite aux Samoa. Au troisième, je dois un fou-rire inégalé, il restera à jamais le roi de la galipette (faut dire qu’avec son pédigré de breton étudiant en Normandie…)... Et puis François, ce fut également des discussions passionnantes, et aussi un cubi de Mystic Ridge à jamais abandonné derrière le Cook… A tous les trois, je donne rendez-vous en France !!! N’oublions pas ceux qui resteront ici : Benoît, Corinne, Clémentine, Hervé et Anne-Claire, Nico, Greg, Florent, Pierre-Yves et Guillaume… Et les kiwis du Petone Tennis Club : Toddie, Crash, Burton et Paul !!!
Les Cherbourgeois (qui ne le sont plus tous vraiment), et notre amitié qui dure depuis nos premiers coups de raquette : Sebinho, Davynho, Fred, Chuuuuu, Rhum, El Ninho, PABinho, Cyril et Tom (même si ces deux là n’ont pas fait de tennis). J’vous donne rendez-vous rapidement pour ma soirée inaugurale au Requin !!! Même s’il a arrêté le tennis pour le vélo, même si elle a arrêté le tennis pour le mec qui fait du vélo, même s’il a toujours préféré le foot (et ce n’est pas un défaut puisqu’il s’agit de foot espagnol), même si elle a préféré un joueur de tennis au tennis tout court, je pense aussi à ce vieux crabe d’Amaël et à Morgane, à Stéphane (prononcez « Chtéééééfaaaaan », paumé quelque part au Mexique) et à Emi !!!
Continuons avec tous les expatriés qui ont toujours donné des nouvelles, histoire de partager nos expériences : mon Bougol de Napoli, Lili do Brajil, Geof von München, Ophélie et Vaea de Paradise Island. En parlant de Paradise Island, spéciale dédicace à Julinho Porradao Shenghuo (ça fait vachement long comme surnom en fait…). Te retrouver à Tahiti, dont tu m’avais toujours parlé, et voir Moorea et Bora Bora grâce à toi, le tout 20 ans après le début d’une amitié dans la cour de récré de Léon Jouhaux, c’était immense !!! Et puis croiser M Pokora et Slaï dans les escaliers du Sheraton, je sais pas si on peut faire plus classe… Allez, je te pardonne d’avoir préféré San Francisco à Wellington, Lina à El Kiwinho, et j’te dis rendez-vous très prochainement au Clos des Herches !!!
Ceux qui sont restés en France, de Lille à Paris en passant par Lyon : Kris, Badr, Juls, Shine, Mions, Ben et Manu !!!
Enfin bref, moi qui suis très conservateur, me voilà sur ma boîte mail avec un bon paquet de mails archivés, tous ceux que j’ai reçus pendant ces 9 mois, ça me fera de la lecture pour mes vieux jours !!! Et puis il y aura, l’expérience du Kiwiblog. Se mettre dans la peau d’El Kiwinho pour vous raconter un petit bout de mes aventures fut un plaisir, j’espère que jamais vous n’avez pris ça pour de la frime, j’avais juste envie de partager avec vous mes expériences, mes bonheurs, mes réflexions … Comme je l’ai déjà dit à certains d’entre vous, je ne peux vous souhaiter qu’une chose : en voir et en vivre autant, et même plus !!! Je ne sais pas si ce blog à vocation à continuer d’être, on verra avec le temps… Quoiqu’avec le Super 14, qui se termine fin mai, y’a de l’update dans l’air, surtout si Dan Carter et Tana Umaga maintiennent leur niveau de jeu… Et puis comme j’aime bien les chiffres ronds, y’aura forcément un 100ème article écrit de France pour vous raconter le match de ce soir entre les Hurricanes et les Crusaders, et puis aussi mon petit séjour de trois jours à Hong Kong !!!
Voilà, c’était long, mais j’avais besoin de cet article. Ah oui, dernière chose : dans l’un de ses interviews (qui m’a énormément marqué), Brel dit qu’un homme a eu tous ses rêves à 20 ans, que même s’il ne les connaît pas, il les a formés. Je crois pouvoir dire que c’est faux. A force d’arpenter les backpackers néo-zélandais et australiens, et de rencontrer des énergumènes qui avaient un jour décidé de partir faire le tour du monde, je me suis rendu compte que ce rêve je ne l’avais jamais eu, et qu’il m’est apparu à 23 ans. J’en ai déjà touché deux mots à certains, mais ces neuf mois en Nouvelle-Zélande ont ouvert chez moi un appétit de découverte. Alors je le dis au passage, rien n’est encore programmé, rien n’est encore préparé, rien n’est jamais sûr. Mais une idée s’est progressivement forgée en moi, et là je rejoins Brel : « l’homme est fait pour aller voir derrière la colline », ou plutôt derrière les collines. D’ici trois ans, je compte partir voyager, découvrir l’Asie, revoir l’Océanie, remonter l’Amérique du Sud comme le Che, pousser le road trip en Amérique du Nord, et puis si j’ai le temps revenir par le transsibérien et terminer en Europe de l’Est. Ca paraît dément, ça l’est, je vous rassure, ça se réfléchit davantage, ça se prépare. Mais je jette les bases de ce projet, s’il démange certains, qu’ils/elles me le fassent savoir…
Je vous embrasse tous
El Kiwinho (pour encore quelques heures), Flo (hasta siempre) !!!
PS : Pour ceux qui sont arrivés jusque là et qui seraient sur Paris jeudi prochain, passez donc au Mégalobar, rue de Lappes, à Bastille, profiter de l’happy hour pour se retrouver autour d’un ou, plus certainement, de plusieurs verres (la campagne BDE de l’ESC Jouy et, pire encore, l’Euromanager seront des excuses pourraves) !!!
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